Chapitre 1 : Un voyage comme les autres
Les paysages passent, se suivent et se ressemblent ; des champs, des arbres et des usines. Encore et toujours des champs, des arbres et des usines. Pour peu, on aurait vraiment l’impression de tourner en rond.
Deux heures maintenant que je regarde filer le décor, sans détacher mes yeux de cette fenêtre. Deux heures qui m’en paraissent être dix tellement c’est monotone et gris.
Pour la première fois depuis que je me suis assis ici, sur cette banquette orange dont le cuir vieilli est déchiré par endroits, je lève la tête et regarde un peu autour de moi. Il n’y a que trois autres personnes dans ce petit compartiment du train Bruxelles-Paris.
Une vieille grosse dame dort. Plusieurs siècles semblent peser sur elle tellement son corps est flasque et ridé. Elle ronfle. On dirait qu’elle rêve, un léger sourire au coin des lèvres. Elle porte une vieille robe bleue, trop petite pour elle, et rafistolée au niveau des genoux, contraste flagrant avec les dizaines de colliers, bagues et bracelets qu’elle a mis, tous plus clinquant et extravagants les uns que les autres. Je la trouve touchante… sans trop savoir pourquoi. Peut-être ce petit sourire timide au coin des lèvres, où ce désir de cacher sa pauvreté sous une couche dorée. Elle a l’air heureuse, en tous cas… pas comme cet homme en complet noir, l’air sévère et le nez plongé dans le « financial times » . Je déteste ces hommes d’affaires typiques, persuadés d’être des gens bien comme il faut, et regardant le monde de haut.
Enfin, quelques sièges plus loin, une jeune maman et son rejeton. Elle semble si calme, si sereine, son enfant tout blotti contre elle. Nos regards se croisent, l’espace d’un instant, et je détourne les yeux.
Cette femme me trouble
Il fait noir, maintenant, dehors, et les lumières du train se sont allumées. Impossible désormais de se concentrer sur la succession des paysages. C’est une nuit sans étoiles. Une nuit noire et triste.
Je sors de mon sac un bloc de feuilles et un crayon, et machinalement, esquisse ton visage sur ma feuille.
Le train s’arrête. Gare de Roubaix
« Mesdames et messieurs, en raison d’un problème technique, nous sommes forcés de nous arrêter une heure ou deux. Nous nous excusons du désagrément causé et vous informons que la cafétéria de la gare réouvrira ses portes dans quelques minutes, pour les passagers qui désireraient aller se déshydrater. »
Pfff… Quelle poisse ! Et moi qui espérais arriver à Paris avant minuit, c’est foutu ! Avec un énervement visible, je range mon sac et je me lève. L’homme d’affaire et la jeune femme sont déjà descendus. Il ne reste que la grosse vieille dame, toujours endormie. Un instant, j’ai pensé faire demi-tour et la réveiller pour la prévenir que nous resterions quelques heures à Roubaix, mais finalement, j’ai continué à marcher, et je suis descendu du train.
Dans les couloirs qui mènent au hall de gare, j’entends une voix. Une belle voix, douce et féminine. Je suis de nature très curieuse, tu me le répétais souvent et, aujourd’hui encore, je ne peux m’empêcher d’écouter. Elle semble pleurer. Au tournant, je l’aperçois. C’est la jeune femme du train. Elle me tourne le dos mais je peux voir les sursauts de ses épaules, certainement à cause des larmes. Elle porte un jeans, des bottes beiges et une veste en daim brun. Elle est belle. Elle te ressemble un peu.
« Mais comment peux-tu dire ça ? Tu devais garder Maxime ce week-end. Tu sais bien que j’ai un entretient d’embauche… Tu ne peux pas me faire ça, Benoît, Maxime attend de te voir depuis trop longtemps déjà… Il… »
Elle s’était retournée, les yeux rougis de larmes, m’avait vu et instinctivement, elle s’était tue. Elle me regardait, je lui souriais d’un petit air confus.
Le petit garçon, Maxime, je suppose, commençait à s’impatienter et à tirer rageusement sur la veste de sa mère.
« Maman, mamaaaaaan ! J’ai faim ! J’ai froid ! Mamaaan ! ».
Elle était encore plus belle maintenant, les cheveux détachés et les yeux bouffis. Sans réfléchir, je me suis avancé vers elle et j’ai pris Maxime par la main. Je lui ai dit de ne pas s’inquiéter, que j’emmenais le petit manger quelque chose à la cafétéria, qu’elle pouvait prendre son temps. Elle a posé la main sur le combiné et m’a murmuré un « merci » presque inaudible, puis elle nous a tourné le dos et a repris sa conversation. Je l’ai encore regardée quelques secondes, me demandant qui était ce ‘Benoît’ avec qui elle parlait. Certainement le père de Maxime.
Il a commandé un sandwich au jambon. Il était mignon avec sa petite mèche rebelle, ses boucles blondes et ses grands yeux bleus. Il ressemblait à sa mère… Il aurait pu ressembler à notre enfant, à celui qu’on aurait dû avoir.
J’étais encore plongé dans mes pensées, enfoui dans mes souvenirs de toi, lorsqu’elle est arrivée. Elle m’a remercié, a regardé Maxime, maintenant endormi, la tête posée sur ses bras croisés et les cheveux en désordre, puis elle m’a regardé. Toujours ce trouble, cette envie de me plonger tout entier dans son regard, mais aussi cette peur… peur de se sentir attiré par quelqu’un après toi… ça fait trois ans déjà que tu es partie, et jamais depuis je n’avais été à ce point troublé par une femme. Oh, j’ai continué de baiser…oui, baiser, car ça se limitait à ça. Je vous épargnerait le cliché déjà usé du « ça ne vaut pas le coup de faire l’amour sans amour ». J’ai connu des femmes, beaucoup même, mais sans jamais les aimer, juste pour le sexe, pour me sentir moins seul. Je ne suis qu’un homme après tout. Une fois soulagé, j’avais envie de déguerpir, je me sentais si mal dans leurs bras. Le sexe, c’est pour tout le monde, mais la nuit est réservée aux amants. Mais aujourd’hui, dans ce train, puis ici, maintenant, dans cette cafet’, je ressens quelque chose qui m’était devenu totalement inconnu, quelque chose de plus beau, de plus fort que le simple désir.
L’amour peut-être ? Je n’irais pas jusque là, car c’est toujours toi qui emplis mes pensées, mon cœur et mes feuilles de dessin… Mais aujourd’hui, cette femme a su m’émouvoir comme jamais aucune autre à part toi n’avait pu le faire.
Elle est toujours debout, devant moi, les yeux fixés sur son fils endormi, silencieuse. Elle n’ose pas s’asseoir, n’a pas envie de partir. En tous cas, c’est comme ça que je le ressens. Je profite de ce que son attention soit portée sur son fils pour l’examiner d’un peu plus près. Elle a maintenant enlevé sa veste et porte une chemise noire qui laisse deviner la naissance de ses seins, une chaîne en or avec un C orne son cou. C… Comment peut-elle bien s’appeler ? Caroline, Christine, Clara, Clothilde, Claire… Je l’imagine assez bien en Claire. C’est doux et calme, Claire. Elle a de longs cheveux blonds, jusqu’au creux des reins. Des cheveux comme n’importe quelle jeune fille rêverait d’en posséder ; lisses et brillants. Son jeans lui colle à la peau. Elle est mince, de longues jambes fuselées…
Je me décide enfin, à l’inviter à s’asseoir. Elle accepte. Ouf…Je lui propose un verre, mais elle n’a pas le temps de prendre la carte que déjà, le serveur s’avance vers elle.
« Mademoiselle, le monsieur là-bas, dans le fond du bar, vous offre un verre. Que désirez-vous boire ? » Le ‘monsieur’ en question n’est autre que l’homme d’affaires hautain du train. Je le méprise, encore plus maintenant… Elle adresse un petit signe de main à l’homme pour le remercier
« Vous lui direz que c’est très aimable à lui, mais que le jeune homme assis juste en face de moi vient déjà de me proposer un verre »
Elle m’a souri. L’homme a eu l’air contrarié, quand le serveur a été lui dire qu’elle refusait, mais il a essayé de sauver la face en riant et en nous souriant gentiment…Elle a essayé d’étouffer un petit rire, en voyant son mécontentement, mais il était bien là. Et quel rire ! J’aime son rire. Il ne ressemble pas du tout au tien. Il est plus discret, plus aigu aussi… un vrai rire de princesse
« Au fait, moi c’est Adam »
« Enchantée, Adam… et encore merci de vous être occupé de Maxime » Elle a laissé passer quelques secondes de silences qui m’ont paru être une éternité
« Moi, c’est Carla »
Ainsi donc, C. signifie Carla. Ca ne lui va pas trop, c’est trop exotique, trop différent de ce qu’elle semble être. Moi, je la voyais bien en Claire… c’est plus chic, plus raffiné.
On a parlé d’elle, de moi, de tout et de rien… Elle est prof de droit à Paris mais cherche un autre métier, un mi-temps, pour pouvoir consacrer plus de temps à son fils. Elle a 28 ans et est divorcée depuis à peu près 1 an. Maxime a 4 ans, son père refuse de le voir…
« Mesdames et Messieurs, le train pour Paris, voie 2, repartira dans quelques minute. Encore une fois, nous nous excusons pour le désagrément que ce retard peut vous causer »
Désagrément… ce n’est pas le mot que j’aurais utilisé. Au contraire, j’ai passé un moment exquis. C’est la première fois que je me dévoile à une femme depuis tout ce temps, la première fois que je parle de toi à quelqu’un. Je lui ai raconté notre rencontre, il y a 5 ans ; je n’avais que 14 ans, tu en avais 17. Je me souviendrais toujours de ce premier septembre, quand j’ai franchi pour la première fois la grille de ce lycée. Je n’ai vu que toi, dès la toute première seconde. Tu étais debout, appuyée contre le mur, avec ta mini-jupe d’écolière, ton pull Lévis et tes baskets ; tes longs cheveux blonds flottaient au gré du vent. Tu ressemblais à un ange… non, c’était plus que ça, un intermédiaire entre l’ange et la fée, la grâce de l’ange et la beauté de la fée. Tu m’as regardé, tu m’as sourie. Puis, Il est arrivé. Il t’a pris la main et t’a emmené, me laissant là à contempler le mur vide contre lequel tu te tenais quelques secondes plus tôt. Depuis ce jour, tu m’a attendu là chaque matin. Je passais la grille, on se souriait, puis tu repartais…Je mourrais d’envie de venir te parler, mais en même temps, tu me semblais tellement inaccessible ; trop vieille, trop belle pour moi.
Finalement, c’est toi qui est venue me trouver. Je m’en souviens très bien. C’était le cinq février. Tu es venue t’asseoir face à moi à la cantine et tu m’a parlé comme si on se connaissait depuis des années. On ne s’est plus jamais quitté. Je lui ai raconté ça…
Elle, par contre, elle est restée très discrète sur sa vie. Elle me laissait parler, murmurait de temps en temps que c’était très romantique, ou qu’on devait être tellement mignons tous les deux… mais de sa vie à elle, elle n’a presque rien dit, et je n’osais rien lui demander. Elle n’a pas posé de questions non plus… elle m’a laissé raconter ce que je voulais raconter, ce que je me sentais prêt à dire, mais ne m’a pas forcé la main. Je suis content qu’elle n’ait pas demandé comment tu es partie, car ça, je ne suis toujours pas prêt à en parler. Je ne veux pas lui en parler, pas tout de suite… pas tout de suite… Mais est-ce que je la reverrais encore, après aujourd’hui, après l’entrée en gare de Paris ? Je devrais peut-être lui demander son numéro ? Lui donner le mien ? Non, ce n’est pas le genre de femme à donner son numéro de portable à un inconnu. Et puis, elle pourrait croire que je veux coucher avec elle. Et je ne veux surtout pas qu’elle croie ça car justement, c’est la première fois que je vois autre chose que ça chez une femme depuis toi…
J’étais encore plongé dans mes pensées, dans mes doutes et mes questions… et j’avais arrêté de parler sans même m’en rendre compte, quand le départ avait été annoncé.
« Excusez-moi »
« Ce n’est rien. Vous aviez l’air perdu dans vos pensées… (…) Vous pensiez à elle ? »
« Non, je pensais à vous… »
C’était sorti tout seul, sans même que je m’en rende compte. Elle a rougi, moi aussi. Je lui ai proposé de porter Maxime jusqu’au train, pour ne pas qu’il se réveille. Il était si mignon que ça aurait été dommage de le réveiller.
Elle a accepté et nous nous sommes levés. L’homme d’affaire nous a directement suivi. Je ne sais pas si c’est une coïncidence, ou si il avait encore les yeux rivés sur elle. Rien que d’imaginer qu’il l’a regardait, j’en avais des frissons. Ca te ferait sûrement rire, ça ; moi qui n’ai plus rien ressenti pour une femme depuis toi et nos baisers volés dans les couloirs du lycée, moi je rageais de jalousie rien que d’y penser, alors que ce n’était qu’une inconnue, une femme que je ne connaissais pas il y a encore quelques heures, une femme de neuf ans de plus que moi, et avec un enfant, qui plus est..
Dehors, la pluie tombait à torrents. Maxime allait être trempé. Elle a posé son manteau sur lui, pour qu’il n’ai pas froid, m’a regardé et d’un bond, est partie en courant se mettre à l’abri de l’autre côté du quai. Je l’ai suivie du regard. C’est fou comme elle te ressemble. J’ai marché lentement, pour ne pas réveiller Maxime. J’évitais de la regarder, mais je sentais son regard sur moi. Ca me chauffais délicieusement le cœur mais plutôt crever que de lever la tête. Ca aurait gâché le moment. Je l’ai rejointe au moment où le train arrivait. Elle a repris sa veste. Son jeans trempé lui collait à la peau, laissant deviner ses cuisses fuselées. J’ai allongé Maxime sur la banquette d’à côté, et je me suis assis en face d’elle. Elle ne disait rien. Un peu nerveuse comme une débutante qui sait que son brushing est raté. Un peu nerveuse comme au seuil d’une histoire d’amour.
Entre chien et loup, le train s’était apaisé et nous étions à présent seuls dans le wagon. Maintenant, c’est moi qui suis nerveux. Je n’ai pourtant rien à craindre pour mon brushing. Je regarde Maxime dormir.
J’ai allumé une clope sans même m’en rendre compte. J’envoie la fumée loin devant moi, les yeux dans le vague. Je ne sais toujours pas quoi lui dire et pourtant, je voudrais lui parler de tellement de choses. La contradiction de l’esprit humain. Au plus profond de moi, j’espère que le train va tomber en panne et qu’on passera la nuit ici. Elle s’endormirait et moi je la regarderais dormir pendant des heures. J’imprimerais son visage dans ma tête et dans mon cœur, juste au cas où. Au cas où ces heures seraient déjà les dernières de notre histoire d’amour… J’aime bien regarder les gens. Surtout les femmes. Même la plus moche, il y a toujours quelque chose. Au moins l’envie d’être jolie. Elle est loin d’être moche. C’est la plus belle femme du monde avec ses yeux bleus de l’océan, son sourire ravageur et ses longs cheveux blonds. Elle n’a pas ton grain de beauté sur la joue, mais elle est belle…
« Ca t’arrive souvent de te plonger comme ça dans des rêveries interminables ? »
« Non, seulement quand je suis troublé et que je ne sais pas quoi dire de cohérent. Alors je préfère ne rien dire, et je m’envole. »
« … »
« J’aurais pu te dire que tu as les plus beaux yeux que je n’ai jamais vu, mais j’avais peur de mettre totalement les pieds dans le plat. C’est marrant, j’ai l’impression de ressembler à un de ces personnages de romans à l’eau de rose. Il ne manquerait plus que la pancarte autour du cou ‘je veux de l’amour’ et quelques larmes pour agrémenter le tout. Tu imagines le tableau »
Son éclat de rire m’a redonné un peu confiance en moi. Tout à coup, je sentais mon cœur prêt à exploser. Mon cœur, ce grand sac vide. Le sac, il est costaud, il pourrait contenir un souk pas possible et pourtant, jusqu’à aujourd’hui, j’ai l’impression qu’il n’y avait rien dedans. Le contrôleur est venu nous annoncer que nous serions à Paris dans quelques minutes. J’aurais pu rester assis là près d’elle jusqu’à la fin de mes jours. Elle m’a regardé, et j’ai cru lire dans ses yeux la même tristesse que celle qui se reflétait depuis mon cœur dans les miens. Je mourrais d’envie de l’embrasser, mais non. C’était encore trop tôt. Pour moi surtout. Pour elle aussi, je présume
Le train s’est arrêté. Un dernier regard, et elle est partie. Moi aussi. Je ne me suis pas retourné, je ne voulais pas qu’elle voit ma triste mine. Je préférais lui laisser mon sourire. J’ai son numéro dans la main. Je le serre très fort, pour éviter qu’il ne s’envole, et je la regarde s’éloigner, le sourire aux lèvres.
Bubblegum
Ecrit par BubbleGum, le Mardi 10 Août 2004, 11:26 dans la rubrique "Comme un roman - 1".

Commentaires
bouclette-charnel
10-08-04 à 14:02
Quelques mots, pout te dire que c'est très bien écrit...
Belle histoire, ya t-il une suite ?
:) B.charnel
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Re:
BubbleGum
10-08-04 à 14:43
Bien sûr qu'il y aura une suite. Ceci n'est que le premier châpitre. Les 2 et 3 sont déjà prêts pour une prochaine publication lol. Merci d'avoir lu. Bubblegum
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BRAVO...
TeidyLOU
10-08-04 à 14:16
Vivement la suite... j'ai lu tes deux histoires d'aujourd'hui d'un trait, et je trouve que tu as vraiment du talent, bravo ! Ca n'est pas facile d'arriver à captiver le lecteur, et tu y arrives à merveille... :-) Merci, parce que ça a été un vrai plaisir de te lire, Bisous, Teïdy LOU
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Re: BRAVO...
BubbleGum
10-08-04 à 14:45
Merci TeidyLou, ton commentaire me fait très plaisir, surtout parce que c'est la première fois que je publie une histoire si longue, et je suis contente que ce ne soit pas une gros bide. D'habitude, j'écris plutôt des petites nouvelles, mais là je me suis dit, pourquoi pas, quelque chose de plus grand...
Et puis c'est plus difficile qu'on ne croit d'écrire au masculin... lol
Bisous
Bubblegum
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funambule
10-08-04 à 17:50
Sourires....et moi qui n'aimais pas la gare de Roubaix....
Voilà que je vais la voir d'un autre oeil maintenant, même si je n'ai plus l'occasion de la fréquenter...
Je ne suis pas étonné par la qualité, je n'en ai jamais douté, alors j'attends la suite...comme tout le monde...
Je t'embrasse
Olivier
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Re:
BubbleGum
11-08-04 à 12:22
La suite arrive dans quelques jours. Elle est déjà écrite mais j'attends un peu pour éviter l'indigestion lol.
Tous ces commentaires me font très plaisir, et les tiens surtout, le retour après une longue absence.
Je suis tellement contente que tu sois là...
Bisous
Bubblegum
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Valaxaur
10-08-04 à 21:35
A toi BubbleGum, d'avoir le plaisir de lire nos compliments.
Un joli voyage que je viens de parcourir entre Bruxelles et Paris sans arret intermédiaire pour ne pas perdre le fil des mots. Je remonterai avec plaisir dans ton compartiment lecteur.
A bientôt avec mes bisous.
Jean-Jacques
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Re:
BubbleGum
11-08-04 à 12:24
Mais si,il y a eu un arrêt intermédiaire. Celui en gare de Roubaix, lol...
Je suis contente que mes textes te plaisent autant que les tiens me plaisent. Enfin, je me comprends lol.
Bisous
Bubblegum
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Ermith
11-08-04 à 16:30
Jolie histoire, on voudrait bien qu'il en arrive des comme ça quand on s'retrouve assise dans le train, un bouquin pas lu à la main, et des yeux dans le vide. Un peu à la "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part"... :)
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Re:
BubbleGum
11-08-04 à 16:46
Merci... "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part"... Quel beau livre. Je l'adore. "Ensemble, c'est tout", son dernier livre, est selon moi encore plus réussi. A conseiller à tout le monde. Bisous Bubblegum
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