Et tout ça me manque...
Plus le temps de rien, et ça m'énerve, mais ce qui me manque le plus, c'est de n'avoir plus le temps de lire.
Bien sûr, je le prends, ce temps, mais toujours sur mes heures de détente, de repas ou de sommeil, sur les rares heures qu'il me reste à ne pas rester le nez coincé entre les feuilles d'un cours. Et le temps de la rêverie en prend un sacré coup aussi, moi qui adorais m'asseoir sur la terrasse, sous l'auvent, surtout pendant l'orage, et laisser mes penser se ballader là ou bon leur semblait, maintenant je reste cloîtrée dans mon bureau, avec comme presque unique regard sur le monde extérieur ma fenêtre qui me permet de regarder le ciel, et parfois, les oiseaux quand certains passent. Hier, toute un bataillon d'oiseau, en beau V comme on les voit sur les dessins, dans un ordre parfait, tous se suivant à la même vitesse, aucun ne sortant des rangs, aucun n'apportant un peu de fantaisie au tout, et je me suis dit que c'était un peu ça, la période des examens. Cette rigueur, cette nécessité de faire comme font tous les autres, ou presque, de se plonger dans ses livres dès le lever du soleil et de n'en sortir que très rarement avant la nuit tombée.
Mes livres me manquent. J'aime rêver ma vie dans les livres, et dans les films, aussi. Je trouve les personnages de romans tellement plus intéressants, plus complets que ceux qui m'entourent en général et donc les bavardages incessants, et toujours, ou presque, pour ne rien dire, m'ennuient
Mes amis me manquent aussi. Alysson me manque. Et ce qui fait le plus mal, quand je pense à elle, c'est de n'avoir rien à quoi me raccrocher, de ne pas savoir où elle se trouve aujourd'hui et de regarder le ciel, faute de mieux, en me disant qu'elle est certainement quelque par par là
Et une nouvelle année à commencé, commes toutes les autres, avec sa série de bonnes résolutions qu'on ne tient jamais, qu'on sait qu'on ne tiendra pas avant même de les faire
Et les fêtes m'ennuient. C'est effrayant ces gens déguisés en parfaits petits soldats heureux qui se forcent à faire la fête, à vider leur porte monnaie, à s'empiffrer, à se serrer la main en descendant verre après verre. J'ai horreur de ces tonnes d'amour obligatoires qui vous tombent dessus parce que c'est Noel
L'amour ne devrait pas être obligatoire simplement sous prétexte qu'on est le 25 ou le 31 décembre, et que c'est de coutûme de s'aimer à cette date là
L'amour doit rester un cadeau, un présent inestimable, une déflagration au fond du coeur, 'des papillonnements dans le ventre'...
bubblegum
Ecrit par BubbleGum, le Vendredi 7 Janvier 2005, 22:51 dans la rubrique "Journal".

Commentaires
Vendredi
08-01-05 à 03:14
Mademoiselle la rêveuse, je te fais un gros bisou :)
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Cadeau
funambule
10-01-05 à 18:04
Et ce texte, est un cadeau.
Ecrit avec le coeur.
Je partage tant de ces pensées qu'il en devient difficile de commenter.
Alors un sourire..
Merci
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