Mardi (18/01/05)
Demotivated
Plus que 5 jours d'examen. Génial, c'est bientôt fini. Tu parles, moi qui espérais avoir quelques jours de repos bien mérités après ça, je l'ai dans le cul, pardonnez-moi l'expression.
Et bien non, mademoiselle, nous n'avons prévus aucun jour de congé, mais étant donné que votre dernier examen a lieu samedi après-midi, il vous reste toujours la journée de dimanche pour vous reposer.
Andouille, ça t'es jamais venu à l'esprit qu'après un mois à être resté enfermés chez eux, tous les jeunes normalement constitués n'ont qu'une envie, c'est se faire la soirée de l'année, que dis-je, la nuit de l'année, jusqu'à une heure bien avancée de la matinée suivante. Alors qu'on ne vienne pas me dire que dimanche est là pour qu'on puisse se reposer
Sans oublier le programme merdique de la semaine qui suit les examens;
Lundi; recherche de décisions jurisprudentielles à la bibliothèque de l'université, et ce durant toute la journée
Mardi, mercredi et jeudi; trois agréables journées à passer au tribunal, assis sur un banc dur comme de la pierre qui donne mal aux fesses, mais aussi au dos, parce que bien sûr, ils n'ont pas de dossier, à écouter de sordides affaires de divorce. Merde quoi, quand est-ce qu'on s'intéressera enfin un peu plus au droit pénal? Les meurtres, viols et autres sont nettement plus intéressants à suivre...
Vendredi; Conférences, conférences et encore conférences
Mais qu'est-ce qui m'a pris de vouloir devenir avocate?
Les enfants, si vous voulez sauvez le monde, devenez superman, c'est plus simple que ces études à la con
Sur ces quelques bonnes paroles défoulatoires, je retourne étudier
Bubblegum
Vendredi (14/01/05)
La mer et l'amour

Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage
Et la mer est amère, et l'amour est amer
L'on s'abyme en l'amour aussi bien qu'en la mer
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage
Pierre de Marbeuf (1596-1645)
Bubblegum
Vendredi (07/01/05)
Et tout ça me manque...
Plus le temps de rien, et ça m'énerve, mais ce qui me manque le plus, c'est de n'avoir plus le temps de lire.
Bien sûr, je le prends, ce temps, mais toujours sur mes heures de détente, de repas ou de sommeil, sur les rares heures qu'il me reste à ne pas rester le nez coincé entre les feuilles d'un cours. Et le temps de la rêverie en prend un sacré coup aussi, moi qui adorais m'asseoir sur la terrasse, sous l'auvent, surtout pendant l'orage, et laisser mes penser se ballader là ou bon leur semblait, maintenant je reste cloîtrée dans mon bureau, avec comme presque unique regard sur le monde extérieur ma fenêtre qui me permet de regarder le ciel, et parfois, les oiseaux quand certains passent. Hier, toute un bataillon d'oiseau, en beau V comme on les voit sur les dessins, dans un ordre parfait, tous se suivant à la même vitesse, aucun ne sortant des rangs, aucun n'apportant un peu de fantaisie au tout, et je me suis dit que c'était un peu ça, la période des examens. Cette rigueur, cette nécessité de faire comme font tous les autres, ou presque, de se plonger dans ses livres dès le lever du soleil et de n'en sortir que très rarement avant la nuit tombée.
Mes livres me manquent. J'aime rêver ma vie dans les livres, et dans les films, aussi. Je trouve les personnages de romans tellement plus intéressants, plus complets que ceux qui m'entourent en général et donc les bavardages incessants, et toujours, ou presque, pour ne rien dire, m'ennuient
Mes amis me manquent aussi. Alysson me manque. Et ce qui fait le plus mal, quand je pense à elle, c'est de n'avoir rien à quoi me raccrocher, de ne pas savoir où elle se trouve aujourd'hui et de regarder le ciel, faute de mieux, en me disant qu'elle est certainement quelque par par là
Et une nouvelle année à commencé, commes toutes les autres, avec sa série de bonnes résolutions qu'on ne tient jamais, qu'on sait qu'on ne tiendra pas avant même de les faire
Et les fêtes m'ennuient. C'est effrayant ces gens déguisés en parfaits petits soldats heureux qui se forcent à faire la fête, à vider leur porte monnaie, à s'empiffrer, à se serrer la main en descendant verre après verre. J'ai horreur de ces tonnes d'amour obligatoires qui vous tombent dessus parce que c'est Noel
L'amour ne devrait pas être obligatoire simplement sous prétexte qu'on est le 25 ou le 31 décembre, et que c'est de coutûme de s'aimer à cette date là
L'amour doit rester un cadeau, un présent inestimable, une déflagration au fond du coeur, 'des papillonnements dans le ventre'...
bubblegum
Mercredi (22/12/04)
Plongée dans ses bouquins
Plongée dans mes cours presque du matin au soir, je n'ai plus une seule minute à moi. Enfin, me direz-vous, les examens, c'est important, surtout à ce niveau ci de la vie. On n'a pas forcément envie de perdre une année supplémentaire assis derrière des bancs d'écoliers à rêver à la vraie vie. Les études durent déjà assez longtemps comme ça, alors mieux vaut perdre un mois à se consacrer aux examens, qu'une année à réécouter les mêmes cours parce qu'on ne l'a pas fait.
Ce soir, c'est management et droit judiciaire, le tout planté devant la finale de star ac, bien sûr. Heureusement, le bruit ne me dérange pas, bien au contraire, je ne sais pas étudier dans le calme. Il me faut la musique ou la télé pour ne pas me sentir trop seule, selon mon prof de psycho, le bruit régnant fait alors office de cloison entre moi et la réalité extérieure et me permet de me concentrer pleinement sur ce que je lis, ou quelque chose comme ça. Enfin, il a des idées bizarres
A part ça, j'ai un horaire chargé;
Jeudi 23 décembre : Acheter les derniers cadeaux de noel
Vendredi 24 décembre : Coiffeur et acheter robe pour Noel... et fringues pour nouvel an
Samedi 25 décembre : Noêl, bien sûr
Mercredi 29 décembre : Je m'offre un autre tatouage pour Noel. Depuis le temps que je le voulais, je le mérite. Une jolie petite fée un peu rêveuse derrière l'omoplate. Arf, vais encore souffrir, mais il paraît qu'il faut souffrir pour être belle
Vendredi 31 décembre : coiffeur, esthéticienne et... réveillon
Après ça, c'est promis, je me replonge dans mes cours
En attendant, joyeuses fêtes de fin d'année à tout le monde, et que l'année 2005 soit pleine de bonnes surprises et d'amour.
Je vous embrasse tous
Mardi (07/12/04)
Et un jour on se rend compte...
Fin de soirée, et la mélancolie qui s'installe avec la lune.
C'est marrant, quand on est jeune, on a des millions de rêves dans la tête, et puis un jour où l'autre, on se rend compte que l'on n'aura pas assez de 24 heures par jour pour réussir à tous les concrétiser.
J'ai toujours eu l'imagination très fertile et les rêves faciles. Des rêves de petite fille, parfois, mais qui pouvaient prendre une place considérable dans ma vie, et aujourd'hui encore, la moindre étincelle me fait rêver. Et quand je rêve, il faut du courage pour réussir à me faire redescendre les pieds sur terre.
Quand j'accompagne ma soeur au travail, quand je regarde ce milieu de juristes dans lequel elle évolue et qui me semble tellement mystérieux, quand je passe des heures devant la télé à regarder des films comme 'l'idéaliste' ou 'le droit de tuer', ou dans mes livres à étudier le moindre petit comportement infractionnel, la moindre petite règle de droit, je rêve de devenir une grande avocate respectée de tous et à laquelle on confierait les meilleures affaire, de défendre la veuve et l'orphelin face aux injustices de ce monde et de renvoyer tous les criminels là où ils méritent d'être, en prison. Et bien que je sache pertinemment que ce métier est loin d'être tout rose et qu'il me faudra sans doutes accepter, au début en tous cas, des affaires que la perspective de défendre ne m'enchante pas vraiment, il reste et restera sans doutes toujours au fond de moi cet idéalisme qui me dit que lorsque l'on désire vraiment faire le bien et aider les gens, on y parvient toujours, malgré la pression et la corruption ambiante. Et j'y crois dur comme fer...
Et puis je regarde Wimbledon ou Rolland Garros à la télé, et je vais voir quelques matchs européens de tennis de table ou je visionne les cassettes des championnats d'Europe d'Asya, et je me dis qu'il faudrait vraiment que je recommence à m'entrainer sérieusement, que j'avais du talent et qu'il est encore temps d'espérer rentrer un jour sur la scène internationale.
Je veux être écrivain, aussi, depuis que je suis gamine, et que j'ai appris à lire. Ecrire une belle et grande histoire d'amour, dont les droits d'auteur seront rachetés et qui passera sur les écrans du monde entier. Un best seller international, un peu dans le style du "si c'était vrai" de Marc Levy. Ecrire une histoire d'amour comme tout le monde rêve d'en vivre, parce que le mettre sur papier donne une dimension réelle à l'imagination que les rêves seuls ne peuvent lui conférer, et parce qu'inconsciemment, j'espère sans doutes que cela pourrait forcer le destin, le pousser à me le présenter, cet amour là.
Et le reste du temps, je veux être mannequin, actrice, vivre une histoire d'amour passionnée comme on n'en voit qu'au cinéma. Et je ferme les yeux quelques instants, et je rêve
Mais il arrive toujours un moment où l'on se rend compte que tout cela est impossible, qu'une seule personne ne peut prétendre réaliser tous ces rêves, qu'il faut mettre des limites à tout, même à son imagination, et restreindre ses moments de folies à ce qui est réalisable, sous peine d'être déçue
Alors voilà, j'ai décidé de limiter tout ça, de ne garder ancré dans mon coeur que ce qui est possible, et de laisser les autres aux oubliettes. Un raisonnement sans faille pour éviter les désillusions, sans doutes. Le seul problème, c'est que je crois dur comme fer en tous ces rêves, et que j'ai l'intime conviction que la volonté peut venir à bout de toutes les barrières, franchir les plus hautes montagnes. Tout est possible, du moment que l'on y croit au plus profond de son coeur.
Alors mes rêves, je les garde précieusement, avec l'espoir qu'un jour, ils se transforment en de réels projets d'adultes ou sombrent peu à peu dans le flou protecteur des souvenirs, de ceux qui laissent un sourire au coin des lèvres lorsque le temps passé, on y repense avec nostalgie
Sur ce, je vais les retrouver, mes rêves, mais cette fois ce sera ceux qui viendront à moi dans la douce chaleur du sommeil réparateur qui m'attend.
Bonne nuit
Lundi (29/11/04)
Il est de ces rencontres que l'on n'oublie jamais
J'ai toujours pensé que, dans la vie, il y a deux catégories de personnes;
Celles qui nous marquent et dont on se souvient durant toute notre vie, qu'on le veuille ou non, et celles dont on pense qu'on ne pourrait pas se passer et qui, finalement, ne laissent pas un si grand vide que ça
La première catégories est sans aucun doutes, et de loin, la moins peuplée. Personnellement, je n'ai rencontré que très peu de personnes qui aujourd'hui sont loin, d'une manière ou d'une autre, mais qui néanmoins restent présentent dans ma tête et dans mon coeur comme autant de petites lueurs qui viennent illuminer les jours grisâtres.
La première, et sans doutes celle qui restera gravée en moi le plus profondément est une fille, bulgare, que j'ai rencontré il y a trois ans de cela. Elle a passé un mois en Belgique et, honnêtement, je ne pense pas m'être déjà entendue aussi bien avec quelqu'un dès les premiers mots échangés. Elle avait 26 ans à cette époque, une gamine de 8 ans. Mais ce qui m'a le plus impressionné chez elle, c'est ce mélange d'une maturité étonnante pour une si jeune femme et d'une capacité presque enfantine à s'émouvoir pour des milliers de petites choses auxquelles la plupart des gens ne font même plus attention. Un papillon qui voltigeait autour d'elle faisait naître un immense sourire sur ses lèvres, comme si c'était la création même qui lui apparaissait soudain. Je lui ai toujours envié cette capacité à trouver belles toutes ces choses qui pour moi semblaient tellement anodines. Je ne l'ai revue que deux fois depuis cet été là. Il y a deux ans, lorsqu'elle est revenue passer quelques jours en Belgique, et l'année dernière, en Yougoslavie, un peu par hasard.
Depuis trois ans, on s'écrit régulièrement, on s'envoie des cadeaux pour les fêtes et elle n'a jamais oublié aucun de mes anniversaires. J'aime ses lettres qui s'inquiètent toujours de savoir si j'ai enfin rencontré l'homme de ma vie, et me racontent les siens, d'hommes, passades ou histoires de coeur un peu plus longues, avant de s'emballer sur les progrès constants de Paola en français, et sur ses inquiétudes légitimes de mère célibataire qui voit sa fille grandir chaque jour un peu plus. Ses lettres qui se terminent invariablement par un 'tu me manques' auquel je réponds tout aussi invariablement 'tu me manques aussi'. Aujourd'hui, elle se partage entre l'Espagne et la Bulgarie, et j'irai sans doutes passer une semaine de vacances le long des côtes espagnoles, écumer les boites de nuit et rire de souvenirs et de blagues que nous seules comprenons, et puis la vie reprendra son cours, et elle restera toujours marquée dans mon coeur, pour sa bonne humeur inaltérable malgré les embûches que la vie à mises sur son passage, pour son émerveillement de chaque instant, pour nos longues discussions nocturnes où elle seule trouvait les mots qu'il fallait dire à une jeune fille de 17 ans à l'époque qui ne savait pas toujours bien ce qu'elle voulait faire de sa vie, et pour son sourire...
D'autres personnes aussi ont marqué ma vie, bien sûr, de nombreuses personnes croisées parfois au hasard d'une journée et plus jamais revues par la suite, ou qui sont devenues des amies, proches ou moins proches, mais dont la joie de vivre, le talent ou l'utopie m'ont permis parfois de retrouver le sens d'une vie dans laquelle j'avais l'impression de me perdre. Toutes ces personnes dont le visage est désormais flou dans ma mémoire, mais dont je me souviendrais toujours d'un mot, d'une phrase, d'une conversation, tellement réalistes, mais qui semblent en même temps tout droit sorties d'un rêve.
Ce sont ces personnes qui ont croisé ma vie et ont bouleversé mon âme, chacune à leur façon, qui me font me demander chaque jour un peu plus si, finalement, les anges gardiens n'existent pas réellement
Bubblegum
Dimanche (14/11/04)
Et on s'amuse pour oublier...
Commencer un article tout en n'ayant pas la moindre idée de ce que je vais bien pouvoir y écrire, je dois bien avouer que c'est la première fois que ça m'arrive
Un week-end de merde qui se termine enfin, avec l'espérance que la semaine qui vient sera meilleure que ces derniers jours durant lesquels, parfois, j'ai vraiment eu l'impression que quelqu'un, là-haut, m'en voulait, ou que mon ange gardien avait tout à coup décidé d'abandonner sa tâche et m'avait abandonnée face à la vie et à ce qu'elle peut avoir souvent comme mauvais côtés. Petits tracas qui me paraissent vite insurmontables, je l'avoue
Ces derniers jours, pourtant, et malgré cette merde générale, ou peut-être est-ce grâce à elle, je ne sais pas, j'ai repris goût en mes rêves, en toutes ces petites choses que je voulais faire, étant enfant, et que j'avais soigneusement rangées dans un recoin de mon coeur en espérant, peut être, les y oublier un jour, les effacer totalement de ma mémoire pour ne jamais avoir à regretter de ne pas les avoir vécus
J'ai recommencé le sport, par exemple. Quelques heures de footing, un peu de fitness et du tennis, plein du tennis. J'ai la folie du tennis en ce moment, pas le talent, mais la volonté et l'envie, en tous cas, et même si je démoralise tous ceux qui s'aventurent à jouer avec moi par ma nullité, au moins je dois bien avouer que ça fait un bien fou, de se défouler sur cette petite balle jaune. Enfin, on m'a dit que la boxe, comme défouloir, c'était encore mieux, mais j'aurais bien trop peur de me retrouver avec un oeil au beurre noir qui gâcherait définitivement, ou en tous cas durant quelques jours, toutes mes chances de trouver l'âme soeur. Encore faut-il qu'elle existe
Ce soir, je sors. Je ne sais pas encore où, ni avec qui, mais je ne commence les cours qu'à midi demain alors j'ai décidé de m'amuser, à tel point que je laisse la voiture au garage et que j'y vais à pied. Faut pas demander dans quel état je compte rentrer
C'est fou comme le simple fait de se doucher, de s'habiller sexy et de se maquiller peut changer l'humeur. Je crois que les vêtements contribuent au moral tout autant que l'ambiance dans laquelle on se trouve. Le pyjama, par exemple. Rien que le fait de le porter donne envie de dormir, tandis qu'après une bonne douche, et après avoir enfilé une jupe et des bottes, on ne pense plus qu'à attraper son sac et à claquer la porte derrière soi pour prendre un peu de bon temps. En tout bien tout honneur, bien sûr
Sur ces quelques mots, je file
Bubblegum
Vendredi (12/11/04)
Dvd, pop-corn et coca light
Une journée de farnienté au programme
Dvd, pop-corn et coca light

Je serai bien restée un peu plus longtemps sous la couette, ce matin, mais le soleil pointant son nez à travers les volets m'a réveillée de bonne heure. C'est agréable d'être sortie de sa torpeur par de doux rayons jaunes, surtout en cette période froide et humide de l'année, mais à choisir, j'aimerais que, dorénavant, les rayons attendent quelques heures supplémentaires avant de venir me lécher le visage, surtout lorsque j'ai un jour de congé. C'est pas trop demander, tout de même...
Le programme, pour aujourd'hui, je n'en ai aucune idée. Je vais sans doute m'affaler dans le fauteuil, devant un bon dvd, avec un grand paquet de pop-corn et un coca lignt. Le coca light qui, d'ailleurs, ne sert qu'à soulager ma conscience du paquet de pop corn.
Enfin, je suppose que je vais louer virgin suicides. Je ne l'ai vu qu'une seule fois, il y a déjà plusieurs années, et j'ai envie d'un film avec Kirsten Dunst. Honnêtement, je la trouve magnifique. Quelque chose de spécial dans le visage, les petites fossettes de ses joues quand elle sourit, les étincelles dans ses yeux. Elle a quelque chose de différent, contrairement à tous ces mannequins à la beauté identique et au visage impassible perché sur des jambes immenses. Pas une beauté pure, mais un charme indéniable, c'est certain. Retourner voir Wimbledon, peut être, quoique trois fois en une seule semaine, ça fait beaucoup, non?
Et puis merde, on verra bien. De toutes façons, j'attends un coup de fil de Caro qui aura sans doutes des milliers de choses à faire en tête, et je n'aurai plus qu'à reporter mon après-midi dvd, pop-corn, coca à une prochaine fois...
C'est dur, la vie d'artiste
Lol
Bubblegum
Jeudi (11/11/04)
Quand les rêves d'enfants deviennent de vrais projets d'adultes
Il est temps de transformer ses rêves d'enfants en grands projets d'adultes, temps d'abandonner ses rêveries nocturnes d'un bel avenir et de tout mettre en oeuvre pour le construire, cet avenir, temps d'y aller à fond, de vivre ses rêves, parce qu'on n'oublie jamais son enfance.
Non, on n'oublie jamais tous ces prjets que l'on faisait, gamin. Je serai actrice, écrivain et sportive professionelle, je serai la plus belle, la plus aimée de tous, et j'épouserai le prince charmant. Toutes ces phrases prononcées au détour d'une conversation, comme pour montrer aux adultes que nous aussi, on y arriverait. On ne les oublie pas, alors autant les concrétiser, transformer les démons du passé en fées de l'avenir et vivre sans regarder en arrière, jamais, parce que le passé le restera, de toutes façons.
Aujourd'hui, c'est ton visage qui m'a ouvert les yeux sur tous ces rêves, toutes ces ambitions qu'il me reste à accomplir, ton visage sur cette photo prise quelques jours seulement avant ton départ pour les étoiles du firmament. C'est ton regard qui semblait me reprocher d'être encore là, au même point qu'avant, et d'avoir renoncé à tant de projets que nous voulions faire ensemble. C'est ton sourire bienveillant qui m'a rappelé que tu veillais sur moi de là haut, et que tu serais toujours là pour me rattraper si jamais je tombais. C'est toi, comme avant, comme quand nous parlions jusque tard dans la nuit, enfants, de ce que nous ferions plus tard. Nous voulions tout faire ensemble, nous marier avec des jumeaux, vivre dans de grandes villas voisines, être avocates, écrire tant de livres ensemble. Aujourd'hui, à part les études de droit, je n'ai rien entrepris de tout ça, et j'avais même fini par repousser ton image au fond de mon coeur, la ressortant souvant mais sans jamais m'attarder sur tous ces projets qu'elle avait représenté pour nous, qu'elle représentait encore pour moi. Parce que ça faisait mal, parce que d'une certaine façon j'avais peur que tu m'en veuilles d'avoir abandonné cette exaltation qui nous caractérisait lorsque nous étions ensemble pour retomber dans la vraie vie, dans les soucis et les problèmes quotidiens, pour revoir mes rêves à la baisse et me contenter de ce que la vie pourrait m'apporter, sans plus m'impliquer.
La mort n'est pas une fin, m'as tu toujours dit, c'est juste l'invisible, mais pas l'absence. Tu es là, mais je ne te vois pas autrement qu'en fermant les yeux. Et dans le flou de mes souvenirs où tu as rejoint mes héroïnes d'enfant, tu auras toujours vingt ans, et tes yeux sur cette photo me diront toujours d'aller de l'avant, au bout des choses et de nos rêves, et ton sourire continuera de me répéter que tu es là, loin peut être, mais toujours présente, et que tu le sera toujours.
Je te rejoindrai un jour là-haut, et on continuera nos discussions nocturnes, mais pas avant d'avoir tout donné pour arriver au bout de toutes ces choses qui me faisaient rêver. On se construit soi-même son avenir, me disais-tu, et c'est ce que je vais faire...
Tu me manques tellement, tu sais
Bubblegum
Dimanche (07/11/04)
Jusqu'aux larmes, c'est toi...

L'impression d'avoir déchiré de ma vie les seules pages qui me ressemblaient,
Laissé ma vie dans cette cage dont tu étais la clé.
Et parfois, ton visage et ta voix qui ne ressemblent à personne viennent me rappeler combien la vie peut être douce entouré de ceux qu'on aime, mais surtout, encore et toujours, l'image qui hante mes nuits, c'est ton visage endormi, si proche du mien mais en même temps si loin. Ces souvenirs dont tu ne te souviens sans doutes plus. Ces souvenirs qui n'ont jamais été pour toi plus importants qu'un espace, un moment quelconque, une partie de ton temps, pour ne pas dire une perte.
Et je voudrais t'écrire toutes ces pages qui me ressemblent,
Et je voudrais te dire à quel point tu me manques, mais ça ne servirait à rien, strictement, à rien d'autre qu'à me rendre encore plus fragile, dénudée de cette indifférence que j'affiche et qui cache tellement de fissures dans un coeur parfois trop plein. Je n'ai plus qu'à espérer que ces souvenirs te reviennent un jour, en rêve ou en pensée, et que ce jour là, tu souriras en pensant à moi. Je n'ai plus qu'à espéré n'avoir rien cassé en toi, n'avoir été qu'une parenthèse, un interlude, l'entracte dans ta vie quotidienne, et ne laisser de moi que l'esquisse d'un sourire sur tes lèvres plutôt qu'une larme au coin de tes yeux
Oui, tu me manques
Bubblegum




